La stimulation ovarienne est la première étape des traitements contre l’infertilité, notamment recommandée en cas de troubles de l’ovulation. L’objectif ? Stimuler la production d’ovocytes afin d’optimiser les chances de grossesses.

La stimulation ovarienne, c’est quoi ?

Dans un cycle menstruel classique, l’ovaire produit un follicule. Au moment de l’ovulation, celui-ci expulse un ovocyte, qui sera, ou non, fécondé par un spermatozoïde.

La stimulation ovarienne, ou induction d’ovulation, consiste à administrer des hormones à une femme pour reproduire ce phénomène. Le but de ce traitement étant d’obtenir la maturation d’un follicule, et donc de permettre une ovulation.

La stimulation ovarienne : pour qui ?

La stimulation ovarienne s’adresse à toutes les femmes qui ne parviennent pas à être enceintes en raison d’une ovulation irrégulière ou absente. Cette technique constitue la première étape avant des traitements plus lourds, comme les fécondations in vitro (FIV) et les inséminations. Nul besoin de vous adresser à un centre spécialisé, vous pouvez tout à fait être suivie par un gynécologue de ville. Il est cependant toujours préférable de s’adresser à un médecin expérimenté et spécialisé dans les problèmes de fertilité, car ces traitements exigent une surveillance régulière et rigoureuse pour être efficaces, et ainsi éviter tout incident.

La stimulation ovarienne en pratique

Avant toute chose, vous devez vous soumettre à une batterie de tests assez longue et contraignante, mais indispensable si vous voulez augmenter vos chances de grossesse. Après un entretien et un examen clinique approfondis, le médecin vous demandera de prendre votre température chaque matin, pendant deux ou trois mois, pour repérer votre date d’ovulation. Puis il vous prescrira des prises de sang pour doser différentes hormones (FSH, LH et œstradiol), ainsi qu’une échographie pelvienne dans un cabinet spécialisé. En cas d’absence d’ovulation, vous serez amenée à prendre du duphaston pour déclencher vos règles. C’est seulement après cette étape que vous pourrez démarrer le traitement.

Stimulation ovarienne : quels types de traitements ?

Trois types de traitements sont possibles pour une stimulation ovarienne :

– Des médicaments (citrate de clomiphène ou Clomid), par voie orale. Ils ont une action anti-œstrogène. L’avantage : ce sont des comprimés à prendre quotidiennement pendant 7 jours par cycle. Ils vont induire une sécrétion de FSH, l’hormone responsable de l’accroissement des follicules, entraînant ainsi une stimulation de l’ovaire.

– Des injections d’hormones. Certaines équipes médicales préfèrent administrer directement l’hormone FSH. Les gonadotrophines (FSH), en préparations injectables, agissent directement sur la production de follicules au niveau de l’ovaire. Elles sont administrées par piqûres.

– Moins connue, la pompe à LRH délivre l’hormone qui manque à certaines femmes (la gonadoréline) pour permettre l’ovulation. Elles doivent porter cette pompe jusqu’à ce qu’elles soient enceintes. Dans tous les cas, il vous faudra peut-être essayer plusieurs traitements avant de trouver celui qui vous convienne. Tenez bon.

Clomid, gonadotrophines… y a-t-il des effets indésirables ?

Avec la pompe à LRH, il n’y a aucun effet indésirable. Quant au traitement au Clomid, il entraîne peu d’effets secondaires, à l’exception quelquefois de troubles de la vue, de maux de tête, de troubles digestifs et de nausées. Dans certains cas, ce médicament peut aussi avoir un effet néfaste sur la glaire cervicale, ce qui nécessite de lui associer un traitement au moyen d’œstrogènes.

Les injections d’hormones, en revanche, s’accompagnent souvent de sensations de lourdeur des jambes, de pesanteur dans le bas-ventre, d’une légère prise de poids ou encore de troubles digestifs.

Plus grave et heureusement plus rare, le syndrome d’hyperstimulation ovarienne se traduit par un gonflement des ovaires, la présence de liquide dans la cavité abdominale et un risque de phlébite. Ce phénomène se produit lorsqu’un nombre trop élevé de follicules est arrivé à maturation. Mais l’effet le plus pesant est certainement d’ordre psychologique. Stress, fatigue… il est important que vous vous sentiez sereine durant ce traitement.

En ce qui concerne les contre-indications, seules les femmes qui ont des antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC), de cancer ou de graves troubles de la coagulation ne peuvent bénéficier de ces traitements.

La surveillance de la stimulation

Une double surveillance, biologique et échographique, est indispensable lors d’une stimulation ovarienne. Les échographies permettent de mesurer les follicules et donc de suivre leur croissance, et les dosages hormonaux (prises de sang) ont pour but de contrôler le taux d’œstradiol. Ils donnent aussi la mesure des sécrétions hormonales et des follicules. L’objectif de ce monitorage de l’ovulation est également d’adapter le traitement, de prévenir les risques de grossesse multiple (en augmentant ou en diminuant les apports d’hormones), d’indiquer la date idéale des rapports sexuels, ou éventuellement de déclencher l’ovulation.

Quel est le taux de grossesses après une stimulation ovarienne ?

La réponse aux traitements varie d’une femme à l’autre. Tout dépend de la cause de votre infertilité, de votre âge, de vos antécédents… Lorsqu’on a trouvé le bon traitement, c’est comme si on avait rétabli le premier maillon de la chaîne. On constate qu’une grossesse survient en général dans les quatre premiers mois.

Si la stimulation ovarienne ne donne rien, il est possible de recommencer. En France, l’Assurance maladie n’a fixé aucune limite à la prise en charge des stimulations ovariennes. Cependant, mieux vaut espacer les traitements et laisser ses ovaires au repos au moins un cycle sur deux.

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Source : parents.fr

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