ÉCLAIRAGE – Les candidats d' »En Marche ! » et du Front National se disputeront le second tour de l’élection présidentielle le 7 mai prochain. L’occasion de (re)découvrir leurs positions concernant les droits des femmes, l’égalité salariale ou la parité en politique.

J-13 avant le 7 mai prochain, soit le second tour de l’élection présidentielle. Le jour où les Françaises et les Français devront choisir leur nouveau ou nouvelle président(e) de la République pour les cinq prochaines années.

Les électeurs devront déterminer qui d’Emmanuel Macron, du mouvement « En Marche ! », ou de Marine Le Pen, du Front National, est le plus apte à revêtir la tenue présidentielle. Les deux lauréats du premier tour, qui avait lieu ce dimanche 23 avril, ont recueilli respectivement 23,86% et 21,43% des suffrages.

Alors qu’Emmanuel Macron s’était publiquement exprimé sur sa volonté de faire de l’égalité femmes/hommes une « cause nationale », la rédaction de Girls s’est penchée sur les programmes de deux prétendants au titre de Chef de l’État français. L’occasion de (re)découvrir leurs positions sur les droits des femmes, la parité en politique ou l’égalité salariale.

La parité en politique (et dans la fonction publique)

Emmanuel Macron : si les femmes représentent « une bonne moitié » de la population française, « nous ne les retrouvons pas assez sur les bancs du Parlement » (au même titre que les jeunes ou les Français d’origine étrangère), écrit le candidat. Ce dernier avait affirmé dans un discours à Lyon vouloir qu’au moins « la moitié de nos candidats (aux législatives, ndlr.) puissent être des femmes ». Enfin, Emmanuel Macron s’engage à tout mettre en œuvre pour que « la parité dans les nominations des grands postes de l’État (agences et directeurs d’administration) » soit une réalité.

Marine Le Pen n’aborde quant à elle pas ce point dans son programme.

L’égalité salariale

Emmanuel Macron souhaite « les mêmes règles pour tous », écrit-il dans son projet présidentiel. Pour lutter contre les inégalités salariales, le fondateur d' »En Marche ! » s’engage à publier « les noms des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ». Emmanuel Macron précise également que des tests seront menés « au hasard, et massivement » dans les entreprises afin de « vérifier qu’elles respectent bien la loi en la matière. »

Marine Le Pen : la candidate souhaite « mettre en place un plan national pour l’égalité salariale femme/homme » et « lutter contre la précarité professionnelle et sociale », écrit-elle dans son programme. Cette mention n’est pas accompagnée de proposition de mesure concrète. Plus largement, la députée européenne explique vouloir « rétablir l’égalité réelle et la méritocratie en refusant le principe de ‘discrimination positive' » et, enfin, « rétablir une véritable égalité des chances en retrouvant la voie de la méritocratie républicaine ».

Les droits des femmes

Emmanuel Macron ne tolérera plus les « incivilités » et les violences faites aux femmes, s’il est élu président de la République. Parmi lesquelles, « le harcèlement des femmes ». « Ces incivilités seront punies d’amendes immédiates et dissuasives », assure le fondateur d' »En Marche ! ». Concernant les violences à l’égard des femmes, Emmanuel Macron propose d’accélérer « la généralisation du téléphone d’alerte ».

Marine Le Pen :  la candidate du Front National écrit dans son programme vouloir « défendre les droits des femmes ». Comment ? Marine Le Pen suggère de « lutter contre l’islamisme » qui, selon elle, « fait reculer leurs libertés fondamentales ».

IVG, avortement, maternité, GPA, PMA…

Emmanuel Macron souhaite lutter pour l’émancipation des femmes. Ainsi, le candidat affirme vouloir défendre le droit à l’IVG, obliger « les communes à publier en ligne leurs critères d’attribution des places de crèche », créer « un congé de maternité unique garanti pour toutes les femmes quel que soit leur statut (…) aligné sur le régime le plus avantageux ». Le candidat s’est déclaré favorable à l’ouverture de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes et, enfin, écrit ne pas être favorable à l’autorisation de la GPA.

Dans son programme, Marine Le Pen ne s’exprime pas sur ces différents points.

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Source : rtl.fr

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