La GPA est un thème souvent abordé dans les débats politiques et populaires. Mais pourquoi ce débat est-il aussi controversé et en quoi consiste vraiment la GPA ?

La gestation pour autrui (GPA) est une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à faire appel à une femme extérieure au couple pour porter l’enfant pendant les 9 mois de grossesse. Elle est appelée mère porteuse.

Interdite en France, cette technique est utilisée ailleurs lorsque l’un des membres du couple est stérile ou qu’il s’agit d’un couple homosexuel. Plusieurs cas de figures sont possibles : soit les ovules de la mère porteuse sont fécondés par insémination artificielle, soit c’est un embryon déjà fécondé qui est préféré, via une fécondation in vitro. Dans ce cas, la mère porteuse est uniquement gestationnelle.

Les reproches faits à la GPA

Les opposants à la GPA avancent souvent que cette technique favoriserait la marchandisation du corps de la femme et ouvrirait la porte à des abus. La loi bioéthique de 2011 n’a pas changé de position à ce sujet, et la GPA reste illégale en France.

Plusieurs pays en Europe et dans le monde ont choisi d’autoriser la GPA, ou à défaut de ne pas l’interdire, laissant un vide juridique favorable à cette technique.

Ces différences de législation ont tendance à poser un problème aux enfants nés du « tourisme procréatif ». Certains couples décident en effet de se tourner vers l’étranger pour faire appel à une mère porteuse pour avoir un enfant. Mais l’administration française est encore frileuse à reconnaître la filiation de l’enfant né d’une GPA à l’étranger. Pour le moment, ce n’est pas l’Etat qui tranche, mais la justice, au cas par cas.

Ce qui peut changer après la présidentielle

Les candidats à la présidentielle 2017 ont des avis divergents sur la GPA :

– François Fillon propose de renforcer les sanctions pénales contre la promotion ou l’encouragement au recours à une mère porteuse et veut une « action au niveau international en faveur de l’abolition de la GPA » ;

– Emmanuel Macron n’a pas l’intention d’ouvrir le débat sur la GPA, mais veut éviter les situations de non-droit en statuant sur l’état civil des enfants nés de cette manière à l’étranger ;

– Benoît Hamon s’est déclaré opposé à la gestation pour autrui – Jean-Luc Mélenchon est également hostile à la pratique, arguant que « le corps n’est pas une marchandise » ;

– Marine Le Pen a l’intention de continuer à interdire la GPA en France, sans donner plus de détails ;

– Nicolas Dupont-Aignan veut renforcer les sanctions pénales à l’égard de la PMA, expliquant vouloir « garantir la filiation mère/père ».

Ceux qui ne se prononcent pas :

– Philippe Poutou s’est déclaré en faveur de l’ouverture de la PMA aux couples homosexuels mais ne s’est pas exprimé sur la GPA ;

– Jean Lassalle, sans se prononcer officiellement, a fait part de ses craintes quant à la « mercantilisation des corps » en cas d’ouverture de la GPA ;

– Jacques Cheminade, Nathalie Arthaud et François Asselineau ne se sont pas prononcés publiquement sur le sujet.

http://mereporteuse.info/

Source : ohmymag.com

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