Selon un récent sondage, la grande majorité des 18-34 ans serait favorable à l’autorisation de la GPA en France. Pourtant, l’idée est loin d’avoir fait son chemin parmi les programmes présidentiels.

Alors que la totalité des candidats à la présidentielle a brandit un « non » catégorique devant toute autorisation de la GPA (ou gestation pour autrui soit le recours à une « mère porteuse ») en France – seul François de Rugy, candidat à la primaire de la gauche, s’est risqué à promouvoir une GPA éthique dans l’Hexagone -, la jeune génération française semble bien plus accommodée à cette pratique. L’institut Harris Interactive s’est en effet penché sur le sujet à la demande de RTL Girls, le « nouveau label féminin » de RTL, et a questionné des Français.e.s âgé.e.s de 18 à 34 ans :

– 65% des personnes interrogées se déclarent favorable à l’autorisation de la GPA;

– 58% des personnes interrogées se déclarent favorable à un remboursement de la gestation pour autrui par la Sécurité sociale.

Selon ces résultats dévoilés hier, la population française semble donc de moins en moins rétive à l’autorisation de la GPA, à laquelle 59% des Français étaient pourtant opposés en 2014, selon un autre sondage Harris Interactive.

Majoritairement favorable à la GPA comme à la PMA pour toutes

L’institut Harris Interactive a également interrogé le panel sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, célibataire ou en couple avec une autre femme, pour l’heure réservée aux couples hétéros :

– 64% des sondés souhaitent l’ouverture de la PMA sans condition;

– 81% des femmes interrogées approuvent son remboursement par la Sécurité sociale;

– 68% des hommes interrogés approuvent son remboursement par la Sécurité sociale.

Là encore, le sondage révèle une augmentation de l’approbation des Français.e.s devant la PMA, à laquelle seuls 57% des sondés étaient favorables trois ans plus tôt.

Des résultats qui ravivent encore davantage la distance entre un gouvernement frileux à légaliser la PMA pour toutes malgré les promesses présidentielles de 2012, et la franche opposition de la classe politique devant la gestation pour autrui, où tout débat est immédiatement dévitalisé par les arguments de marchandisation du corps de la femme.

Au printemps 2017, le Comité d’éthique (CCNE) rendra enfin son avis sur l’ouverture de la PMA, condition sine quanone invoquée par le gouvernement pour légaliser la PMA pour toutes. Le nouveau président du CCNE, Jean-François Delfraisy, a aussi invoqué le « besoin sociétal indiscutable » de réfléchir à la GPA.

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Source : tetu.com

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