La ménopause est un passage obligé dans la vie d’une femme. Mais parfois, elle arrive plus tôt que prévu. Et ce n’est pas sans conséquences, que ce soit d’un point de vue physique ou psychologique. Quelle différence avec une ménopause ? Quels sont les symptômes ? On fait le point.

La ménopause concerne toutes les femmes, généralement entre 45 et 55 ans. Il s’agit d’un passage obligé, marqué par l’arrêt des règles et la cessation de l’ovulation.

Mais pour 1 femme sur 100, la ménopause survient avant 40 ans. On parle alors de ménopause précoce (ou insuffisance ovarienne prématurée – IOP), une pathologie qui déclenche l’arrêt du fonctionnement de l’ovaire.

Quelles sont les causes de la ménopause précoce ?

Les causes sont nombreuses et diffèrent d’une patiente à une autre : chimiothérapie, radiothérapie, maladie auto-immune ou encore dysfonctionnement endocrinien.

Elle peut également être causée par des infections virales (varicelle, rubéole, oreillons…), ou être due à un cas d’anorexie mentale ou au tabagisme. Mais dans 85 % des cas, son origine reste inconnue.

Cette maladie peut avoir de nombreuses conséquences, à commencer par des difficultés à concevoir. La ménopause précoce prive en effet les femmes de sécrétions ovariennes, ce qui nuit grandement à la fertilité.

Mais ce n’est pas le seul problème lié à cette pathologie, qui entraîne aussi une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires et d’ostéoporose.

Enfin, il ne faut pas négliger l’impact émotionnel et psychologique que peut entraîner cette pathologie. Troubles de l’humeur, du sommeil, troubles du comportement alimentaire, dépression… Autant de problèmes qui peuvent découler de la ménopause précoce.

Ménopause précoce : les symptômes

Le premier symptôme d’une ménopause précoce est l’absence de règles ou le fait d’avoir des cycles irréguliers, même si ces signes peuvent passer inaperçus chez les personnes qui prennent la pilule.

On note également l’apparition de bouffées de chaleur, l’un des symptômes les plus courants de cette pathologie.

En cas de doute, il ne faut pas hésiter à en discuter avec un gynécologue, qui confirmera (ou non) son diagnostic grâce à un bilan hormonal qui contrôle les taux de FSH (hormone folliculo-stimulante) et de l’hormone lutéinisante (LH).

Si ces derniers sont élevés, ils marquent alors l’état de ménopause.

Comment traiter la ménopause précoce ?

A chaque problème, son traitement. En revanche, si l’on souhaite tomber enceinte, les œstrogènes doivent être fournis par un traitement hormonal substitutif, qui doit se poursuivre du diagnostic jusqu’à l’âge physiologique de la ménopause, soit environ 50 ans.

Par ailleurs, un bilan de l’état osseux (ostéométrie) est effectué, afin d’éventuellement prescrire un traitement anti-ostéoporose, ainsi que des suppléments en vitamine D, qui favoriseront l’absorption du calcium par les os.

Certaines femmes préfèrent utiliser des techniques de médecine douce, comme l’homéopathie ou les phyto-oestrogènes (que l’on trouve dans le soja et le lin).

Bien entendu, pour que le traitement soit le plus efficace possible, une hygiène de vie saine est recommandée : alimentation riche en calcium et vitamine D, arrêt de la cigarette et exercice physique.

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Source : marieclaire.fr

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