Actuellement, un couple sur six consulte pour un désir d’enfant et un bilan clinique et biologique s’impose pour décider de la conduite thérapeutique en vue d’une assistance médicale à la procréation (AMP).

La réserve ovarienne (RO) est considérée comme normale quand la stimulation avec des gonadotrophines exogènes permet d’obtenir 8 à 10 follicules permettant de retrouver un nombre équivalent d’ovocytes matures.

L’hormone antimüllérienne (AMH) est le marqueur le plus récemment étudié. L’hormone anti-Müllérienne (AMH), ou Müllerian inhibiting substance (MIS), a été découverte par Alfred Jost dans les années 50. L’AMH est produite, aprés la naissance et en faible quantité, par les cellules de la granulosa des follicules ovariens en croissance. Elle a pour rôle principal de réprimer le développement des canaux de Müller, qui représentent l’ébauche de l’utérus, des trompes et de la partie supérieure du vagin chez la femme. L’AMH inhibe l’expression des enzymes de la stéroïdogenése. Au niveau ovarien l’AMH inhibe la production d’aromatase par les cellules de la granulosa, et joue un rôle dans la régulation de la folliculogénése en inhibant le recrutement folliculaire initial et en modulant la réponse folliculaire à la FSH lors du recrutement cyclique.

L’AMH appartient à la superfamille du transforming growth factor (TGF-b) qui comprend de nombreux facteurs agissant sur la croissance et la différenciation cellulaire.

Chez la femme, Themmen et al. (2002) ont montré que les taux d’AMH étaient corrélés avec la réserve folliculaire qui détermine le taux de succès lors des tentatives d’AMP. Dans leur première étude chez des femmes volontaires ces auteurs ont montré que les taux sériques d’AMH diminuaient dans le temps, et qu’il existait une étroite corrélation entre ce taux et le nombre de follicules déterminés lors d’échographie trans-vaginale. Dans une seconde étude chez des patientes en protocole de stimulation ovarienne pour AMP, ils ont observé une bonne corrélation entre les taux sériques d’AMH et le nombre d’ovocytes ponctionnés et le succés de la tentative d’AMP.

On considère qu’un taux normal est compris entre 2,5 et 6 ng/ml

Une AMH élevée (>6/7 ng/ml) prédirait une baisse de probabilité à concevoir.

http://www.mereporteuse.info/

Source: http://www.doctissimo.fr/grossesse/infertilite/bilan-de-fertilite/amh-hormone-anti-muellerienne-et-autres-marqueurs-de-l-infertilite-feminine

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